21 février 2007
Les brèves de février
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SNCF :
des prix qui augmentent à Très Grande Vitesse
Le 10
juin 2007, le 1er TGV–EST circulera en Lorraine. En attendant la
SNCF a dévoilé ses nouveaux tarifs : il sont exorbitants ! Alors
qu’aujourd’hui un aller simple Metz-Paris en corail coûte 38,80€, demain avec
le TGV le même billet coûtera 62€ en période de pointe (50€ en période normale)
soit une augmentation de 62% ! Avec des tarifs pareils, à qui veut-on
faire croire qu’on se préoccupe des problèmes d’environnement et qu’on veut développer
les déplacements en transports collectifs ?
Les malheurs des salariés
font les bonheurs des actionnaires
Tonna
Electronique, société qui fabrique du matériel de réception, transports et
traitement des signaux télévisés va supprimer 55 emplois (39 sur le site de
Mondelange) sur les 129 emplois qu’elle compte en France. La CFDT dénonce une
« gestion déplorable », des « erreurs stratégiques de la
direction ». Au même moment, le titre en bourse gagnait 18% : des
licenciements c’est toujours une bonne nouvelle pour des actionnaires.
Automobile : les
effectifs salariés comme variable d’ajustement.
Alors
que la concurrence fait rage au niveau mondial, les constructeurs français ont
reculé en 2006. Si leurs profits reculent, ils restent cependant importants. En
clair, ce sera pression maximum sur les salaires et sur les effectifs. Ajouter
à cela le chantage sur les sous-traitants, les équipementiers… « Nous
pourrions passer de 24000 emplois en Lorraine en 2005 dans l’automobile à moins
de 20000 en 2007. » prévient le Républicain Lorrain visiblement bien
informé.
PSA : des
augmentations de salaires qui n’en sont pas !
L’augmentation
de salaire annoncée par la direction de PSA n’était déjà pas bien lourde :
1,6% (soit environ 200€ annuels pour les salaires les plus bas). Mais en plus
les primes d’intéressement et de participation vont baisser de 287€ ; les
salaires vont donc baisser de 87€ par an ! La semaine dernière à Borny et
à Trémery des salariés ont débrayé. Ces grèves étaient minoritaires mais c’est
une première étape car il faudra être beaucoup plus nombreux pour imposer à la
direction que les profits aillent dans nos poches et pas dans celles des
actionnaires de la famille Peugeot !
Il fallait oser: contrat
de 1h/semaine proposé à une allocataire du RMI !
Après le
micro-crédit, voici le micro-contrat pour micro-personne menant une micro-vie
engendrant de micro-besoins… 8,27 € x 4, soit 33,08 € brut par mois, voilà ce
qu’une agence de l’ANPE de la région messine a osé proposer pour un travail en
supermarché. Précisons que pour se rendre à ce travail, il faut compter ½ h aller,
autant au retour… PDG du Printemps, Laurence Danon, a, elle, perçu 2
500 000 € pour son départ soit 208 années de SMIC à temps plein !
Régime local de
Sécu : il faut imposer une contribution patronale !
Le
régime local est le fruit de l’histoire tourmentée de nos 3 départements
d’Alsace-Moselle. Il est financé par une surcotisation des seuls salariés et
permet une meilleure couverture des soins que dans les autres départements.
Depuis plusieurs années, les attaques patronales contre la sécu finissent par
mettre le régime local lui aussi dans le rouge. Il devient urgent d’imposer le
principe d’une cotisation patronale. 0,2 % couvrirait les 40 millions €
nécessaires. Action !
Près de 13 milliards € de profits engrangés par TOTAL en 2006 !
Avec
le procès de l’Erika qui s’est ouvert le 12 février, c’est le procès de tout un
système qui devra être instruit. Ce système qui méprise les hommes, leur santé,
leur environnement. Des plages de Bretagne souillées, de l'Océan pollué, des
oiseaux piégés aux emplois supprimés en Lorraine en passant par la catastrophe
d'AZF à Toulouse, c'est le profit maximum qui est au coeur du problème.Les
avocats de TOTAL font flèche de tout bois. Mais ils sont en difficulté car la
colère est grande. Faisons en sorte qu’elle s’exprime pleinement ici en
Moselle! ...lire la suite.
Edito du mois
Sarkozy voulait une campagne sécuritaire. En misant sur la peur, la droite dure et l’extrème droite gagnent à tous les coups. Ségolène Royal se sentait obligée de suivre sur ce terrain. Mais la réalité s’est imposée, avec les sans-logis, les chômeurs, les salariés précaires, les millions de personnes qui n’arrivent pas à « joindre les deux bouts ». a tel point que même Sarkozy découvre les travailleurs et veut nous faire le coup du candidat de « la France qui souffre ». Cette soudaine compassion est totalement démagogique. ...Lire la suite.
08 février 2007
Total : Restructuration en Moselle
Article publié dans Rouge cette semaine
Numéro
un du CAC 40, avec près de 15 milliards d’euros de profits en 2006, Total
entame, en « restructurant » le site de Total Petrochemical France
(TPF) à Carling (Moselle), un plan de démantèlement complet de la plateforme,
qui fait peser de lourdes menaces sur plus de 900 emplois directs et près de 4
000 emplois indirects. Il toucherait de plein fouet une entreprise comme Ineos
(ex-Solvay, à Sarralbe), menaçant ainsi 400 emplois dépendant de la plateforme
de Carling.
Par
ailleurs, et comme le rappellent A. Casula, secrétaire général de la CGT du
site de Carling, ainsi que Didier Gossart, secrétaire de la section CGT de TPF,
cette restructuration cache, en réalité, un vaste plan de délocalisations
cachées vers le Qatar, où des investissements colossaux sont réalisés depuis
des années dans le cynique objectif d’augmenter toujours plus leurs profits.
Dans ce contexte, les élus locaux, menés à la baguette par l’édile UMP de
Saint-Avold, ont entamé une bataille d’arrière-garde afin de soutirer de
l’argent à Total, dans l’objectif de lancer un « plan de revitalisation de
l’emploi industriel en Moselle-Est ». De l’aveu des syndicalistes CGT du
site, c’est un leurre magistral et la réplique devrait consister en une
attitude plus offensive à destination de la population car, ainsi que l’affirme
très justement A. Casula : « Si l’emploi industriel disparaît en
Moselle-Est, ce sont également de nombreuses entreprises qui dépendent de
TPF-Carling qui disparaîtront, et les services publics seront également touchés
de plein fouet. C’est donc tout le bassin houiller, déjà en crise, qui paiera
l’addition. »
En
conséquence, les mots d’ordre de réquisition des entreprises qui font des
bénéfices et qui licencient, ainsi que l’utilité de voir émerger un pôle public
de l’énergie, thèmes défendus par Olivier Besancenot et la LCR, sont plus que
jamais à l’ordre du jour.
Yves
Vallenton
Halte aux violences faites aux femmes!
Article de la feuille de boite de janvier 07
Une femme tuée par son conjoint tous les quatre jours, une
femme sur dix victime de violences conjugales, 11% des femmes victimes
d’agressions sexuelles au cours de leur vie dans tous les milieux sociaux…ça ne
peut plus durer ! Ces chiffres soulignent l’urgence de mobiliser les moyens et
énergies pour mettre un terme à cette situation.
Par leur luttes, les femmes ont conquis des droits, et ce
notamment pour lutter contre les violences. Cependant ces lois sont incomplètes
et surtout elles ne sont que peu ou pas appliquées. Ce que nous voulons c’est
une loi cadre s’inspirant de la loi espagnole de décembre 2004 contre les
violences faites aux femmes et cela dans toutes leurs dimensions : prévention,
sanction, accueil et accompagnement des victimes, protection de celles-ci,
garantie de leur revenu et de leur droit au séjour, accès au logement. Mais
nous voulons plus, il faut prendre en compte l’ensemble de ces violences faites
aux femmes, qu’elles soient au sein de la famille, du couple, mais aussi au
travail et dans lieux publics ou encore qu’elles soient lesbophobes. ...lire la suite.
Le partage des richesses, c'est pour quand?
Par Olivier Besancenot
Vous le savez sans doute, la LCR m’a demandé de la
représenter pour la seconde fois à l’élection présidentielle. Cette campagne
électorale débute sur des bases politiques aberrantes. En moins d’un an, on a
vécu une séquence sociale et politique exceptionnelle : la victoire
retentissante du « non » de gauche contre le TCE, un grand vent de révolte de
la jeunesse des quartiers, puis des millions de manifestants contre le CPE. La
question sociale devrait donc logiquement s’imposer comme thème majeur… Et bien
non, la campagne débute sur l’immigration et l’insécurité. Sarkozy rêve de
refaire le coup de 2002 et à nouveau le PS rentre dans son jeu alors qu’une des
leçons du 21 avril, c’est que jouer avec la peur est le plus court chemin vers
l’extrême-droite. lire la suite.
Les propositions de la LCR
article de la Mirabelle Rouge de Janvier 07
